Archives pour l'étiquette theatre

Musique, poésie et érotisme

Deux femmes et un violoncelle partagent une scène étroite, tamisée et intimiste. Le sujet de ce soir: le désir. C’est avec finesse et poésie que Cécile Martin et Lola Malique abordent, avec leurs mots et ceux d’auteurs célèbres, la Chose.

 
Parfois drôle, parfois sérieux, mais toujours intense, le spectacle Au fond, la Chose nous rappelle la simplicité des spectacles d’appartement. Rien n’est superflu, et tout est subtil. Le violoncelle suit le duo féminin avec grâce et volupté. Qu’ils soient joués, récités, ou chantés, les textes évoquent la chose dans tous ses états. Les mots de Verlaine, Prévert, Baudelaire, Brassens, ou Appolinaire nous guident à travers cette ballade sensuelle qui, loin de toute vulgarité, a plutôt les traits d’un conte du soir.
 
http://droledereve.wix.com/aufondlachose
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Cécile Martin est chroniqueuse au Cabinet des curiosités féminines, comédienne et metteuse en scène. Elle travaille actuellement sur plusieurs projets artistiques féminins tels que Les Ensorcelleuses, ou « A tous ceux qui ». Lola Malique est violoncelliste à la Haute Ecole de Musique de Lausanne et s’intéresse à la jeune création et au spectacle vivant. On ne peut que recommander d’aller voir cette création habile et délicate !
 
 

Prochaines représentations:

Du 6 avril au 22 juin à 2015 à 21h15.

Les Lundis 4 et 18 mai / 8, 15 et 22 juin
Les Mercredis 13 et 27 mai

Résas : 01 42 01 92 26 / www.theatredariusmilhaud.fr

Tarif Plein: 18€
Tarif Réduit : 14€ (- de 26ans, séniors, demandeurs d’emploi, réservation via le site internet )
Tarif Etudiant et Groupe et billet reduc: 10€

Déconseillé au moins de 14 ans.

Plus d’infos : www.droledereve.wix.com/aufondlachose

L’Encens et le Goudron, une pièce de théâtre olfactive

L’Encens et le Goudron est une pièce olfactive, drôle et touchante, sur les troubles de la mémoire et le pouvoir des odeurs, écrite et jouée par Violaine de Carné jusqu’au 21 mars à L’Étoile du Nord Théâtre, dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

Violette, une jeune femme ordinaire, est à l’hôpital où elle attend que son compagnon de longue date, Guillaume, se réveille suite à un accident vasculaire cérébral. Alors qu’elle espère et doute, elle rencontre d’autres patients en cours de rééducation et luttant contre les séquelles. Violaine de Carné est seule en scène, mais accompagnée d’une musicienne, et elle interprète et donne vie à une galerie de personnages truculents, d’Abu-Coffee le Togolais qui n’arrive plus à prononcer certaines consonnes à Bérangère l’aristocrate amnésique, sans oublier Rachid qui dit tout ce qui lui passe par la tête sans pouvoir s’arrêter : tour à tour, elle passe de l’un à l’autre, changeant le ton de sa voix, adoptant une posture et un accent propres à chacun, au point que même lorsque deux personnages dialoguent, le spectateur oublie qu’il n’y a qu’une comédienne en scène !

Dans la pièce, Violette se rend compte que des odeurs familières pourraient peut-être aider Guillaume à reprendre conscience, et le spectacle se transforme alors en une expérience olfactive, où le spectateur est transporté, grâce aux parfums projetés depuis la scène par le perfume jockey, au sein des souvenirs de Violette et Guillaume : une orange que l’on pèle, la forêt, l’encens, le poivre… Certains parfums persistent durant de longues minutes, tandis que d’autres forment une bouffée que l’on inspire et qui disparaît sitôt après. Ces odeurs provoquent en vous d’autres sensations et font de ce spectacle un spectacle total, mais certaines odeurs sont tellement évocatrices qu’elles convoquent parfois nos propres souvenirs…

L’Encens et le Goudron, une pièce à voir et à humer !

Hagards, comme un lapin dans les phares d’une voiture

Hagards, c’est un spectacle semi-improvisé, où les scènes sont écrites, mais lesquelles seront jouées, le soir où vous assisterez à la représentation, et par qui ? Chaque fois, ce sont des saynètes différentes qui s’enchaînent, selon le gré des comédiens, ou plutôt celui de l’un des comédiens, qui entraîne les autres et les emporte dans la scène qu’il leur faudra jouer, ensemble, à cet instant-là.

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