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La Double Inconstance, version bling-bling

Quand on vous parle de Marivaux, vous pensez cours de français au collège et au lycée, Comédie française et costumes d’époque… Pourtant, si un classique devient un classique, c’est justement parce que son propos conserve toute sa finesse et sa subtilité plusieurs siècles après sa rédaction. Et c’est bien l’incroyable modernité de la pièce de Marivaux de 1723 que la jeune compagnie Les Enfants d’Ernest met en valeur dans cette Double Inconstance à paillettes.

Dans cette mise en scène de Muriel Ernest Michaux, Silvia est une pépette bling-bling qui aime séduire, tandis qu’Arlequin est in love mais pas insensible aux charmes de Flavinia. Trivelin, moulé dans son legging en cuir, intrigue pour parvenir à ses fins, et le prince en culottes courtes s’évertue à conquérir Silvia (heureusement, il y a la Ventoline dans les moments de faiblesse). Par un habile jeu de voilettes, tous les comédiens assurent différents rôles tout en restant sur scène. Un « je t’aime moi non plus » enlevé, drôle et inventif !

Alors, Silvia et Arlequin vont-ils devoir annoncer qu’ils ne sont plus en couple sur Facebook à la fin de la représentation ?

Crédit : Ugo Zamparo
Crédit : Ugo Zamparo

Informations pratiques

  • Tous les vendredis à 19h30 jusqu’au 26 février
  • Théâtre du Proscenium, 2 passage du Bureau, 75011 Paris
  • Pour en savoir plus sur la pièce, c’est par ici, et sur Les Enfants d’Ernest, par

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