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Cold In July

Dans Cold In July, Richard Dane, alias Michael C.Hall tient la main du spectateur et celui-ci l’accompagne dans son périple à travers le Texas, d’une petite bourgade inconnue à un élevage de porc à Houston.

L’histoire se déroule en 1989. Richard Dane surprend un cambrioleur dans son salon en pleine nuit. Il tire. Le jeune homme est mort, identifié puis enterré. Richard Dane devient un héros parmi les habitants de sa petite ville texane conservatrice. Le père du malfrat, en liberté conditionnelle, décide de venger son fils et se lance aux trousses du héros. Richard Dane est entraîné dans un monde de corruption et de violence, à l’opposé de sa situation de bon père de famille.

Le personnage de Richard Dane est obstiné, il s’engage pour rechercher la vérité. Se débarrassant de son carcan d’artisan réfléchi et calme, il se lie d’amitié avec un récidiviste au regard impassif, presque chirurgical, et un shérif véreux. A bord d’une voiture rouge immatriculée « RED BITCH », le bon, la brute et le truand sont embarqués dans une aventure sur les routes texanes.

Grâce à une scénarisation bien ficelée de Jim Mickle, le spectateur est tenu en haleine durant presque deux heures. La bande originale de Jeff Grace sert le scénario et renforce le stress du spectateur, surpris par les rebondissements dont ce film est rempli.

Adapté d’un roman du Texan Joe R. Lansdale, Cold in July reprend les codes du polar américain : une première affaire conduit à la seconde qui emporte tout le monde. Des personnages que à priori tout oppose se serrent les coudes pour traquer un ennemi commun.

Cold In July est un film vintage, dans lequel Jim Mickle réutilise les ingrédients de la série B des années 80, dont il est le spécialiste. Le réalisateur l’a d’ailleurs avoué : pour lui ce film est une occasion de rendre hommage aux films des années 80.

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