photo silent disco

Soirées « silencieuses », individualisme ou nouveau « vivre-ensemble » ?

« Soirée silencieuse », « we love silence », « soirée casques », « silent night » « silent disco », …. autant de noms pour décrire un concept qui se répand depuis déjà quelques années dans les milieux nocturnes. De quoi parle t’on ? A l’origine, les « soirées silencieuses » désignent des événements dans lesquels la musique s’écoute via des casques sans fil. Le Rosa Bonheur, La Rotonde, Le Cabaret Sauvage ont déjà accueilli ce type de soirée à Paris.

Les participants sont tous équipés d’un casque sans fil et peuvent jongler entre les sets de plusieurs DJs. Les casques sont généralement équipés de réducteurs de bruits extérieurs, ce qui donne l’impression d’avoir la musique juste pour soi. Le concept peut s’étendre sur plusieurs activités: concert, cinéma, DJ set, etc. Une solution pour les lieux sujets aux problèmes de voisinage ? C’est dans ce sens que des sociétés tentent de populariser l’idée.

Les « soirées silencieuses » poussent la personnalisation à l’extrême: choix de la musique, du son, du volume, élimination des bruits parasites, etc. Néanmoins, le concept pose tout de même des questions majeures: quid de la convivialité et du partage ? Le public ne risque t’il pas de « s’enfermer » dans son casque ? Les « soirées silencieuses » sont elles un pas de plus vers l’individualisme  ou la marque d’un nouveau « vivre-ensemble », dans lequel des publics aux attentes divergentes (goûts musicaux, bruit VS calme, etc) se rassemblent ?

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