Cleanup

Ocean Cleanup : un projet réaliste ?

Vous avez certainement déjà entendu parler de Boyan Slat, ce jeune homme néerlandais qui propose de nettoyer les océans de leurs déchets plastiques.

Le pari fixé est tenu, le garçon de 20 ans a récolté plus de 2 millions de dollars pour lancer la création des prototypes. Le projet ? Installer d’immenses barrages flottants, contre lesquels les déchets plastiques, poussés par les courants, viendraient échouer avant qu’un catalyseur ne récupère le tout.

Face à l’engouement suscité par ce projet ambitieux, il convient toutefois de se poser quelques questions. L’objectif est louable, mais qu’en est-il de sa faisabilité ?

Plusieurs experts semblent hésitants. D’abord parce que le projet Oceancleanup affirme que 80% des déchets plastiques dans l’océan ont une taille supérieure à 2cm, alors que d’autres études tendent à penser qu’il y aurait au contraire une grande majorité de micro déchets, inférieurs à cette taille, qui seraient donc nettement plus difficiles à filtrer.
Ensuite, certains scientifiques comme Jacqueline Boutin du Laboratoire Locean pensent que l’échelle du projet le rend irréalisable. A échelle réduite, le système est validé, mais son ampleur et la surface à traiter font douter de sa possibilité à l’échelle mondiale.
En outre, la communauté scientifique se pose des questions sur les effets secondaires de l’installation de tels barrages: conséquences sur la faune et la flore locale ? Nuisances pour les activités de pêches ?

Finalement, on ne peut que faire les louanges d’une initiative qui lutte contre la pollution environnementale. Mais en levant 2millions pour nettoyer les déchets de notre activité humaine, ne manque-t-on pas de bon sens ? Ne faudrait-il pas commencer par produire moins, polluer moins, trier plus ? Repenser notre mode de consommation, d’emballage, de recyclage ? Prévenir plutôt que guérir ? Comme si Boyan s’était déjà résolu à notre incapacité à changer…

2 réflexions sur “ Ocean Cleanup : un projet réaliste ? ”

  1. Selon moi, dans le monde nous connaissons de nombreux problèmes tout au long du cycle de vie de nos produits et que cela soit de l’extraction des matières premières ou de la fin de vie de nos produits.

    Or sur Terre, nous sommes assez nombreux pour résoudre ces problématiques et chacun peut mettre ses propres capacités à résoudre une problématique qui est à sa portée. Certe, l’origine du problème est de repenser tout notre mode de consommation ansi d’avoir une influence sur la production de certains produits et emballages, mais ce processus est quelque chose qui demande la mobilisation sérieuse des industriels et des gouvernements.

    En ce qui concerne Boyan Slat, lorsque l’on a seulement 16 ans, que l’on est aux études, avoir de l’influence sur une corporation politico industrielle est quelque chose de peu réaliste dans le monde au sein duquel nous vivons. Il est donc logique de s’attaquer par soi-même à une problématique qui est à la portée de nos idées, capacités et qui surtout va rencontrer peu de résistance par rapport au changement que la solution peut apporter. « Comme on dit, ceux sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières », il faut bien commencer par quelque chose à sa propre portée.

    Il ne faut pas oublier que dans l’innovation c’est en essayant et en expérimentant que l’on apprend. Or si le projet Ocean Cleanup se révélerait après études peu réalisable à l’échelle 1:1, les leçons apprises de cette initiatives autant sur le plan humain que sur le plan technologiques seront précieuses.
    Ce que je salue, c’est l’ambition de Boyan Slat et le fait que contrairement à tant d’autres, il ait eu la volonté de passer de l’idée au concret.
    L’avenir de la planète dépendra de la capacité à la collectivité, aux citoyens du monde à se fédérer autour de buts nobles et durables.

    1. Je suis d’accord avec vous et lui.
      Il faut commencer par manger et produire local. Moi je n’ai que 13 ans mais souhaite créer un magazine sur nos modes de consommation.
      Car en regardant plusieurs magazines et reportages de capital, des idées sont apparus.
      Je cherche du soutien.
      Aussi, ce que je ne comprend pas, c’est que beaucoup parle de développement durable, … mais ne veulent agir.
      Mais moi je pense ceci : Ce n’est pas les solutions qui manquent, mais les actions faites grâce aux solutions !

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